Note 360 — CHAPITRE XIV
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On a souvent attribué la priorité de la découverte de Tombouctou à un matelot américain nommé Robert Adams, qui aurait atteint cette ville en 1810 et y aurait séjourné dix mois. Ce matelot, qui avait fait naufrage près du Cap Blanc et avait été capturé par les Maures avec ses compagnons, parvint ensuite à Tanger, y fut recueilli par le consul anglais et prétendit avoir été emmené à Tombouctou par son maître durant sa captivité et en être revenu par Taodéni et Fez. Son récit fut mis en doute par ses compagnons de naufrage et on s’accorde généralement à le considérer comme apocryphe. Fût-il véritable d’ailleurs, le voyage involontaire d’Adams serait à classer dans la même catégorie que celui du matelot français Paul Imbert, lequel du reste aurait incontestablement l’avantage de la priorité. A mon avis, ce serait plutôt à Mungo-Park que doit revenir l’honneur d’avoir, parmi les voyageurs européens, atteint le premier Tombouctou, bien que Lenz affirme, d’après les dires des indigènes, que Park aurait passé en vue de Kabara sans s’y arrêter et ne serait pas entré à Tombouctou.