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Haut-Sénégal-Niger (Soudan français), Tome 2 (de 3)

Note 252 — CHAPITRE IX

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Tirakka, qui se trouvait non loin de l’emplacement de Tombouctou, existait bien avant cette dernière ville et était, avant le développement de celle-ci, le centre des opérations commerciales du Niger moyen. Ces opérations se transportèrent à Tombouctou sans doute au XIIIe siècle et s’y maintinrent par la suite. « Les marchands de Barbarie et de l’Egypte, dit Marmol, vont à Tombut chercher l’or de tibar (c’est-à-dire « la poudre d’or », tibr en arabe) qui vient de la province des Mandinga ou Manienga ; ce commerce était autrefois en la ville de Geni ou Geneoa (Ghana, plutôt que Dienné) qui est plus proche du couchant ; y venaient les Çaragolles (Soninké), les Fulles (Peuls et Toucouleurs), les Ialofes (Ouolofs) et les Sénègues (Zenaga) ». D’après Léon l’Africain, c’est sous Sonni Ali-Ber (fin du XVe siècle) que les marchands maghrébins installés à Oualata se transportèrent à Tombouctou et à Gao et que commença le déclin de Oualata. Pour le tableau de la prospérité de Tombouctou, consulter le Tarikh-es-Soudân, pages 36 et 37 de la traduction.

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