Note 20 — PREMIÈRE PARTIE Le Pays
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La Volta doit son nom, soit aux sinuosités de son cours inférieur, qui l’auraient fait appeler ainsi par les Portugais, soit au nom que donnent les indigènes à son embouchure et qui, d’après ce qu’on m’a affirmé, serait Folita. Comme tous les grands fleuves africains, elle ne porte pas, dans les langues locales, de nom spécial, et chaque tribu riveraine la désigne par un mot qui, dans son idiome, ne signifie pas autre chose que « le fleuve » (Mâné chez les Dagari, Mîro chez les Lobi, Môrhe chez les Nounouma, etc.). Il en est de même du Sénégal et du Niger, comme l’avaient déjà observé Marmol et Dapper. Cependant les peuples de langue mandé désignent souvent le Niger — en outre du mot bâ qui veut dire simplement « fleuve » — par l’appellation plus particulière de Bâba (le fleuve grand) ou celle de Diêlibâ, orthographiée souvent à tort « Dioliba », qui veut dire « le fleuve des Diêli », c’est-à-dire des « griots » ou chanteurs et musiciens professionnels ; de même les Haoussa l’appellent tantôt Baba-n-goulbi (le grand fleuve), tantôt Kouara, mot dont j’ignore l’étymologie.