Note 19 — PREMIÈRE PARTIE Le Pays
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Dans ces noms on retrouve, à peine déformés, ceux par lesquels les peuples riverains du Niger et du Sénégal traduisent le mot « fleuve » et désignent la rivière principale, quelle qu’elle soit, traversant leur pays : en songaï issa, en soninké ou sarakollé kollé ou kholé, en peul ou toucouleur mâyo, en ouolof dêkh ou dêh et au cas déterminé dêkh-gui ou dêh gui (comparez l’Ovidech de Lancelot du Lac et le Senedec des « Sénègues » de Marmol). Zimbala n’est autre que le mot mandé dyimbala, qui signifie « lieu de la grande eau » et qui est donné de nos jours à une partie de la zone d’inondation du Niger. Quant à Busitemba, on peut rapprocher ce terme de Badoumbé, qui veut dire « fleuve rouge » en soninké.