Note 52 — DEUXIÈME PARTIE Les peuples
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D’après M. Binger, qui donne à Soninké la signification de « partisans du Sonni », Assouanik ne viendrait pas du mot Soninké mais de Assouanka (gens de l’Assoua, en mandé) et Assoua serait le nom d’un pays situé au Sud-Ouest de Tombouctou : je n’ai pu retrouver de pays de ce nom, à moins qu’il ne s’agisse de l’Aoussa ou du Haoussa, c’est-à-dire de tous les pays de la rive gauche du Niger, selon le terme employé pour les désigner dans la région de Tombouctou-Gao ; mais alors la forme Assouanik serait incorrecte, et de plus il serait étrange que des Maures eussent emprunté un mot à désinence mandé — mot d’ailleurs inusité et dont le radical serait étranger au mandé — pour désigner un peuple qui n’a jamais habité du reste qu’une très faible portion du Haoussa, à savoir, au Sud et surtout au Sud-Ouest du Débo la province de Dia ou Diaka ou Diagha, pays d’origine des Soninké, province qui se trouve précisément en dehors de la zone à laquelle les Songaï donnent le nom de Haoussa.