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Haut-Sénégal-Niger (Soudan français), Tome 1 (de 3)

Note 188 — DEUXIÈME PARTIE Les peuples (continued 3)

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Ce mot figure sur nos cartes sous les formes Diaka (bras du Niger allant de Diafarabé au Débo) et Dia (village situé sur ce bras entre Diafarabé et Ténenkou) : Diafarabé signifie en banmana « la rencontre du partage de Dia », c’est-à-dire l’endroit où le Niger se divise pour donner naissance au Dia ou marigot de Diaka. Les prononciations Diarha, Diagha, Diaga, Diaka, Diakha, Dia et Niarha, Niagha, Niaga, Niaka, Niakha, Nia ne représentent qu’un seul et même mot, dont elles ne sont que les variantes dialectales ; la prononciation la plus répandue au Soudan est Diaga, avec un g légèrement grasseyé ; les Songaï prononcent souvent Zaga, surtout ceux du Sud-Est, et c’est cette orthographe qui a été adoptée par la plupart des écrivains arabes. Beaucoup de noms de pays, de villages ou de clans dérivent du nom de cette contrée célèbre entre toutes dans le Soudan Occidental : tels sont les noms du Kaniaga (Sud du Bagana) et du Gadiaga ou Galam (entre Bakel et Kayes) — noms qui viendraient de la phrase an kâ niaga fo ou an gâ diaga fo « appelons-le Diaga » —, du village de Diara (près de Nioro), des clans Diara, Diakaté ou Niakaté, Diakité, etc. (ceux du Dia ou Diaga, originaires du Diaga).

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