Note (retour) — DE BIENVILLE (continued 4)
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"Or, ma sœur veut t'écrire à ce sujet pour que tu rompes toi-même l'engagement qui subsiste entre vous deux. Comme tu vois, elle est opiniâtre à l'excès dans ses résolutions. Ce n'est pourtant pas qu'elle ait une vocation irrésistible pour le cloître; elle prétend seulement que, quand bien même monsieur l'évêque79 la relèverait de son vœu, elle ne saurait jamais consentir à se marier. Elle dit que ce serait vouloir tenter Dieu que de fausser ainsi la promesse qu'elle lui a faite, et qu'il arrivera certainement un malheur si on veut l'empêcher d'accomplir son vœu. Mais garde-toi bien de croire ces balivernes! Résiste hardiment, l'évêque est pour toi. Quant à ces vaines craintes de Marie-Louise, Dieu est trop bon, vois-tu, pour vouloir empêcher de s'aimer deux cœurs comme les vôtres et pour les en punir. Puisqu'il a fait l'amour, que diable! c'est, j'imagine, pour le plus grand bonheur de l'humanité.