Note 32 — DE BIENVILLE (continued 2)
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Note 32:
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Aujourd'hui que l'on ne parle que de chassepots, ou de fusils à aiguille, il serait peut-être à propos de donner ici une idée des armes à feu de nos ancêtres.
L'arquebuse, plus lourde que le mousquet (il y en avait qui pesaient de cinquante à cent livres) nécessitait l'emploi d'une fourquerie, ou fourche ferrée sur laquelle on appuyait l'arme pour viser plus sûrement. Ce bâton d'appui était ferré par le bas, afin de pouvoir être fixé solidement en terre, et fourni par le haut d'une béquille ou fourchette sur laquelle reposait l'arme que l'on voulait ajuster, et qui prenait alors le nom d'arquebuse à croc. On ne se servait pourtant des plus pesantes que sur les remparts.
Le mécanisme de l'arquebuse et du mousquet à mèche était très simple. L'extrémité inférieure de la platine portait un chien, nommé serpentin à cause de sa forme, entre les dents duquel on adaptait la mèche. En appuyant fortement sur la détente, on faisait jouer une bascule inférieure qui abaissait le serpentin avec la mèche allumée sur le bassinet, où il faisait prendre feu à l'amorce.
Les munitions de l'arquebusier étaient contenues dans un appareil nommé fourniment. Le fourniment était pourvu de plusieurs petits tubes en métal contenant chacun leur cartouche, et d'une poire à poudre renfermant une poudre très fine que l'on nommait pulvérin d'amorce.