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Études Littéraires; dix-huitième siècle

Note (retour) — DIX-HUITIÈME SIÈCLE (continued 6)

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Il n'y a pas non plus une seule chance de bonne justice. Ce peuple souverain qui m'élève, me fait penser, me fait agir, et me pétrit de toute part, me jugera-t-il aussi? Oui, sans doute, et soyez-en sûrs. Dans l'Etat de Rousseau, la justice sera rendue par les candidats à la députation87. «La fonction de juge doit être un état passager d'épreuves sur lequel la nation puisse apprécier le mérite et la probité d'un citoyen pour l'élever ensuite aux postes plus éminents dont il est trouvé capable. Cette manière de s'envisager eux-mêmes ne peut que rendre les juges très attentifs....»—à quoi, si ce n'est à plaire à ceux qui les nomment, et à être les instruments dociles d'un parti? Tout au gré du suffrage universel, rien qui soit soustrait, par une constitution, ou par des privilèges et droits acquis, ou par une reconnaissance du droit de l'individu, à sa prise inquiète, avide et capricieuse; et avec cela le mandat impératif, le plébiscite nécessaire à chaque loi pour qu'elle soit valable, et la magistrature élective, c'est-à-dire servante d'un parti: tel est le système complet de Rousseau. C'est la démocratie pure, dans toute sa rigueur, avec tout son danger.

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