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Études Littéraires; dix-huitième siècle

Note (retour) — DIX-HUITIÈME SIÈCLE (continued 3)

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L'idée de Dieu, d'autre part, dans Voltaire, est toute disciplinaire. Il tient à un Dieu «rémunérateur et vengeur». Dieu est pour lui un service auxiliaire et supérieur de la police: «Il ne faut point ébranler une opinion si utile au genre humain. Je vous abandonne tout le reste....»—«Mon opinion est utile au genre humain, la vôtre lui est funeste....»—«Ah! laissons aux humains la crainte et l'espérance!»—«Si Dieu n'existait pas, il faudrait l'inventer.» Dalembert et Condorcet tiennent des propos irréligieux à sa table. Il renvoie les domestiques: «Maintenant, Messieurs, vous pouvez continuer. Je craignais seulement d'être égorgé cette nuit....»65.—Mille autres traits; car c'est à cette idée qu'il s'attache de toutes ses forces. Or il n'y en a pas de plus athéistique; car si elle prouvait quelque chose, elle prouverait que Dieu est une invention de la peur, un artifice humain, un expédient social, un instrument de gouvernement, une mesure de salubrité, bref un mensonge utile. Mille athées ont pris immédiatement l'argument de Voltaire pour prouver l'absence réelle de Dieu; et il est bien vrai que dire que si Dieu n'existait pas on l'inventerait, c'est dire qu'on l'invente.

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