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Essai sur Talleyrand

TABLE DES MATIÈRES

Georges Perrot translation

Avant-propos du traducteur I

PREMIÈRE PARTIE

Du commencement de la Révolution jusqu'au rapport sur l'état du pays 1

Différents types d'hommes.—M. de Talleyrand, homme politique.—Caractère du dix-huitième siècle qui l'avait formé.—Sa naissance, le caractère de sa personne, son entrée dans l'Église.—Causes de la révolution.—États généraux.—L'influence de Talleyrand sur le clergé; sur la décision relative aux instructions des membres de l'Assemblée et à la rédaction de la Déclaration des droits de l'homme.—Son courage dans les moments de danger.—Ses connaissances en matière de finance.—Ses propositions relatives aux biens de l'Église.—Discrédit où il tombe auprès du parti de la royauté.—Sa popularité auprès de l'Assemblée.—Il est chargé de résider ses manifestes à la nation.—Son projet sur l'uniformité des poids et mesures.

DEUXIÈME PARTIE

De la fête du 14 juillet à la fermeture de l'Assemblée nationale 71

M. de Talleyrand bénit l'étendard de la France à la réjouissance du 14 juillet.—Détresse financière croissante.—Vues de M. de Talleyrand.—Constitution civile du clergé.—Conduite de M. de Talleyrand.—Il refuse l'évêché de Paris.—Lettre aux éditeurs du Moniteur.—Mort de Mirabeau.—Esquisse de sa carrière et de ses relations avec M. de Talleyrand, qui l'assiste à son lit de mort.—Comment il a probablement initié M. de Talleyrand aux intrigues de la cour.—Il laisse à M. de Talleyrand son discours projeté sur la loi de la succession, discours que M. de Talleyrand lut à l'Assemblée nationale.—M. de Talleyrand est suspendu de ses fonctions épiscopales et il quitte l'Église.—Fierté du roi.—Conduite et vues de M. de Talleyrand.—Il désire venir au secours du roi.—Folle conduite du parti de la cour.—Décret fatal de l'Assemblée nationale, défendant la réélection de ses membres.—Projet d'éducation de M. de Talleyrand.—l'Assemblée se sépare le 13 septembre 1791.—M. de Talleyrand va en Angleterre, en janvier 1791.

TROISIÈME PARTIE

De la fermeture de l'Assemblée nationale au Consulat 123

M. de Talleyrand à Londres.—Ses manières et son extérieur.—Ses traits d'esprit.—Il visite l'Angleterre.—Lord Grenville refuse de discuter affaires avec lui.—Il va à Paris et en revient avec une lettre du roi.—L'état des affaires en France met obstacle au succès de toute mission en Angleterre.—Il arrive à Paris juste avant le 10 août.—Il s'échappe, et retourne en Angleterre, le 16 septembre 1792.—Il écrit à lord Grenville, pour lui déclarer qu'il n'a aucune mission.—Il est expulsé le 28 janvier 1793.—Il va en Amérique.—Il attend jusqu'à la mort de Robespierre.—Il obtient alors la permission de retourner en France.—Chénier déclare qu'il était employé par le gouvernement provisoire en 1792, quand il avait dit à lord Grenville qu'il ne l'était pas.—Réception bienveillante.—Portrait du Directoire et de la société à cette époque.—Il est nommé secrétaire de l'Institut, et lit à cette assemblée deux mémoires remarquables.—Il est nommé ministre des affaires étrangères.—Il prend le parti de Barras contre les Assemblées.—Rupture des négociations de Lille.—Adresse aux agents diplomatiques.—Paix de Campo-Formio.—Bonaparte va en Égypte.—Les démocrates triomphent dans le Directoire.—M. de Talleyrand quitte le ministère, et publie une réponse aux accusations portées contre lui.—Paris fatigué du Directoire.—Bonaparte, revient d'Égypte.—Talleyrand s'unit à Sieyès pour renverser le gouvernement, et remettre le pouvoir aux mains de Bonaparte.

QUATRIÈME PARTIE

Le Consulat et l'Empire 173

Talleyrand favorise l'extension de la puissance du Premier consul, puissance qui a pris pour point de départ un principe de tolérance et d'oubli du passé.—Napoléon tente de faire la paix avec l'Angleterre; il échoue.—Bataille de Marengo.—Traité de Lunéville et paix d'Amiens.—De la société à Paris pendant la paix.—Rupture.—M. de Talleyrand appuie le consulat à vie, la création de la Légion d'honneur et du Concordat.—Il obtient du pape la permission de porter l'habit séculier et d'administrer les affaires civiles.—Il se marie.—Exécution du duc d'Enghien. Nouvelle coalition. Bataille d'Austerlitz.—Traité de Presbourg.—Fox entre au pouvoir et essaye inutilement d'une paix.—La Prusse se déclare contre la France et est vaincue à Iéna.—Paix de Tilsitt.—M. de Talleyrand renonce au ministère des affaires étrangères.—Différends sur la politique en Espagne.—Talleyrand et Fouché alors à la tête d'une opposition modérée.—Campagne de Russie; idée d'employer M. de Talleyrand.—Les défaites de Napoléon commencent.—Après la bataille de Leipsig, il offre à M. de Talleyrand le ministère des affaires étrangères, mais à des conditions inacceptables.—Pendant la série continue de désastres qui s'ouvre alors, M. de Talleyrand ne cesse de conseiller la paix.—Il essaye de persuader à Marie-Louise de ne pas quitter Paris.—Il hésite entre une régence avec elle, et les Bourbons.—Toutefois, lorsque son départ suspend l'autorité constitué, et que l'empereur de Russie prend pour lieu de résidence l'hôtel Talleyrand, et demande à M. de Talleyrand quel gouvernement il faudrait établir, il répond: «Celui des Bourbons.»—Efforts pour obtenir une constitution avec la Restauration.—Napoléon arrive à Fontainebleau.—Il négocie, mais finit par abandonner le trône de France, et accepte pour lieu de retraite l'île d'Elbe, conservant cependant son titre d'empereur.

CINQUIÈME PARTIE

De la chute de l'empereur Napoléon, en 1814, à la fin de l'administration de M. de Talleyrand, en septembre 1815 240

Le comte d'Artois, lieutenant général de France.—Traité du 23 avril pour l'évacuation de la France.—Louis XVIII, contrairement à l'avis de M. de Talleyrand, refuse d'accepter la couronne avec une constitution comme le don de la nation; mais regardant la couronne comme lui appartenant de droit, il consent à accorder la constitution.—Il forme son gouvernement d'éléments divers, nommant M. de Talleyrand ministre des affaires étrangères.—Il semble bientôt se méfier de ce dernier, et en est jaloux.—Esprit réactionnaire du parti des émigrés et du comte d'Artois.—Traité de Paris.—M. de Talleyrand se rend à Vienne, et dans le cours des négociations, s'arrange pour faire un traité séparé avec l'Autriche et la Grande-Bretagne, et rompre ainsi la solidarité des puissances qui s'étaient coalisées contre la France.—Bonaparte s'échappe de l'île d'Elbe.—Nouveau traité contre Napoléon, traité qui a quelque ambiguïté dans les termes, mais qui semble un renouvellement du traité de Paris.—Les Bourbons vont à Gand.—Bonaparte installé aux Tuileries.—M. de Talleyrand se rend à Carlsbad.—Le prince de Metternich et Fouché font des démarches pour la déposition de Napoléon en faveur de la régence de sa femme; ils ne réussissent pas.—Les alliés adoptent de nouveau Louis XVIII.—M. de Talleyrand se rend à Gand.—Il est d'abord reçu.—Il fait la leçon aux Bourbons.—Il est de nouveau créé ministre.—Il rencontre de l'opposition de la part du parti royaliste et de l'empereur de Russie; il est faiblement soutenu par l'Angleterre et abandonné par Louis XVIII.—Il donne sa démission.

SIXIÈME PARTIE

Depuis la retraite de M. de Talleyrand jusqu'à la révolution de 1830 315

Appendice 369

Essai sur les avantages à retirer de colonies nouvelles dans les circonstances présentes, par le citoyen Talleyrand. Lu à la séance publique de l'Institut national, le 25 messidor an V.

Mémoire sur les relations commerciales des Etats-Unis avec l'Angleterre, par le citoyen Talleyrand. Lu le 15 germinal an V.

PARIS.—IMPRIMERIE SIMON RAÇON ET COMP., RUE D'ERFURTH, 1.

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