Note 161 — CHAPITRE XII. POLOGNE. (Suite.)
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Une circonstance qui avait dû influer sur l'adhésion de plusieurs membres du tribunal, semblait cependant s'offrir en obstacle à l'exécution de cette affreuse sentence. C'était l'obligation, pour les Jésuites, de confirmer par le serment les faits présentés dans l'acte d'accusation; cette condition, que la loi exigeait, en pareil cas, de la partie poursuivante, avant que la justice ait son cours, paraissait un gage de salut en présence du saint caractère de cette partie, qui reculerait sans doute devant une attestation équivalente à un ordre d'exécution. La commission chargée de faire exécuter l'arrêt, se réunit, le 5 décembre 1724, à l'hôtel-de-ville de Thorn, et appela en sa présence accusés et accusateurs. Ces derniers étaient représentés par Wolenski et par d'autres Jésuites. Quand la sentence fut lue, le serment confirmatoire fut déféré; Wolenski répondit avec une douceur affectée, que l'Église n'était pas altérée de sang: Religiosum non sitire sanguinem. Mais il fit signe à deux autres Jésuites, Piotrowski et Schubert, qui fléchirent le genou et proférèrent le serment requis. Six laïques, appartenant à la lie du peuple, firent comme eux et proférèrent le serment requis, bien que l'arrêt exigeât qu'ils fussent égaux en rang aux accusés[161].