Note 142 — CHAPITRE X. POLOGNE. (Suite.)
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Les Jésuites polonais comptèrent dans leurs rangs plusieurs hommes de talent, tels que Casimir Sarbiewski, ou Sarbievius, le premier poète latin des temps modernes[142]; Smigleçki ou Smiglecius, dont le traité sur la logique, adopté dans différentes écoles, fut réimprimé à Oxford en 1658. Mais leur système d'éducation était plus propre à arrêter qu'à développer les progrès des élèves; car ils suivirent en Pologne la méthode qu'ils avaient appliquée en Bohême, où, selon la remarque de Pelzel, «ils se contentèrent de donner à leurs disciples les écailles du savoir, tandis qu'ils gardèrent l'huître pour eux.» Les déplorables effets de ces vices d'éducation ne tardèrent pas à se révéler. À la fin du règne de Sigismond III, alors que les Jésuites s'étaient emparés presque exclusivement de la direction des écoles publiques, la littérature nationale avait décliné avec une rapidité égale à celle de ses progrès pendant le siècle précédent. La Pologne qui, depuis la moitié du XVIe siècle jusqu'à la fin du règne de Sigismond III (1632), avait produit une foule d'ouvrages remarquables en langue polonaise comme en langue latine, ne put citer qu'un très petit nombre d'écrits remarquables composés depuis cette époque jusqu'à la seconde partie du XVIIIe siècle. Le mélange de locutions latines avec la langue polonaise, dit macaronisme, créa un style barbare qui déshonora, pendant plus d'un siècle, la littérature nationale.