← Table of contents
Essai sur l'Histoire Religieuse des Nations Slaves

Note 122 — CHAPITRE VIII. POLOGNE. (Suite.)

Reading edition

Les publications de cette époque indiquent une tendance prononcée en faveur d'une révision de la Constitution nationale, qui resserrait dans des limites beaucoup trop restreintes le pouvoir exécutif dont le roi était investi; et les nombreuses réformes accomplies par la diète de 1564 avaient déjà produit d'heureux résultats. Cependant, les défauts de la Constitution polonaise étaient largement compensés par les avantages d'une liberté qui n'avait pas encore dégénéré en licence. Il y avait en Pologne plus de liberté religieuse qu'en aucun autre pays d'Europe; on n'y connaissait pas la persécution; le commerce et l'industrie offraient un champ à l'activité humaine; aussi les étrangers, chassés de leur pays pour leurs opinions religieuses, affluaient-ils en Pologne. Il y avait à Cracovie, à Vilna, à Posen, etc., des Congrégations protestantes françaises et italiennes; les Congrégations écossaises étaient également très nombreuses; la plus florissante était concentrée à Kiéydany, petite ville de Lithuanie appartenant aux princes Radziwill. Parmi les principales familles écossaises, on distinguait celle des Bonar, qui arriva en Pologne avant la Réforme et qui adhéra avec la plus vive ardeur aux principes du Protestantisme. Après s'être élevée par les richesses et par les talents de quelques-uns de ses membres aux plus hautes dignités de l'État, cette famille s'éteignit dans le cours du XVIIe siècle. Il y a aujourd'hui encore en Pologne plusieurs familles nobles d'origine écossaise, les Haliburton, les Wilson, les Fergus, les Stuart, les Hasler, les Watson, etc.; deux ministres écossais, Forsyth et Inglis, ont composé des poésies sacrées. Le plus distingué de tous est sans contredit le docteur John Johnstone, le plus remarquable peut-être des naturalistes du XVIIe siècle[122].

Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings