Note 100 — CHAPITRE VI. POLOGNE.
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Les dispositions de la diète de 1552, se réunissant sous de tels auspices, ne pouvaient être un instant douteuses; les opinions religieuses de la plupart des membres se révélèrent immédiatement. À la messe qui précéda, selon l'usage, l'ouverture des délibérations, plusieurs députés détournèrent la tête pendant l'élévation de l'hostie, tandis que le roi et les sénateurs baissaient humblement leurs fronts. Raphaël Leszczynski, noble, riche et influent, fit plus encore: il demeura couvert au moment où s'accomplissait la cérémonie la plus solennelle du culte romain. Les Catholiques n'osèrent point censurer ces actes de mépris pour leur foi, et la chambre des députés exprima son approbation en appelant à la présidence ce même Leszczynski, lequel avait donné sa démission de sénateur pour devenir député[100]. Ainsi, l'esprit de la majorité était nettement indiqué; les partis les plus opposés en politique se rencontraient dans un sentiment commun d'hostilité contre la juridiction épiscopale. Le roi, qui inclinait naturellement vers la modération, essaya de concilier les différends; mais il échoua, et, de concert avec la diète, il décida que le clergé se bornerait désormais à juger l'orthodoxie des doctrines, sans appliquer aux hérétiques aucune peine temporelle. Ce fut ainsi que la liberté religieuse pour toutes les croyances se trouva virtuellement consacrée en Pologne, dès 1552, à une époque où, dans d'autres pays, même dans des pays protestants, cette liberté n'était accordée qu'à une croyance privilégiée.