Note 64 — CHAPITRE III. BOHÊME. (Suite).
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On ne peut établir d'une manière certaine quels dogmes religieux il professait; du moins il fut le chef politique des Taborites, qui avaient les mêmes dogmes que les Vaudois. Le disciple de Wiclef, Pierre Payne, avait surtout contribué à répandre ces dogmes. Cependant on dit qu'il traita avec la plus grande cruauté un nombre considérable de Picards, nom donné souvent par les catholiques aux Vaudois, aux Taborites, et à leurs descendants les Frères bohémiens. Pour moi, le témoignage d'Æneas Sylvius prouve que les Picards persécutés par Ziska, étaient une secte extravagante venue de France, qui n'avait avec les Vaudois et les Taborites, de commun que le nom donné par leurs ennemis. Ziska me paraît avoir puni en eux, avec justice, les actes de cruauté et de violence dont ils s'étaient rendus coupables[64]. Il est curieux cependant qu'une messe permanente ait été établie pour le repos de son âme, au lieu de sa sépulture, et soit dite par un prêtre calixtin.