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De l'emploi du temps

Note 86 — CHAPITRE XXI. Suite du précédent.

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Nous avons vu jadis, avant la révolution, feu M. le duc de Laval, souffrir excessivement d’une plaie à la jambe, et surtout des pansemens. On lui conseilla de se faire panser par des Sœurs de Charité : il en envoya chercher deux qui, pendant trois mois, le pansèrent deux fois par jour. Il fut si content de leurs soins et de leur dextérité, qu’au bout de ce temps, parfaitement guéri, il leur offrit un rouleau de quarante louis pour en faire, leur dit-il, de bonnes actions ; elles le refusèrent, et ce fut avec une sévérité qui lui fit connoître qu’il les avoit offensées. Il étoit impossible d’insister, mais il leur envoya une ample provision de café, de sucre, de chocolat, etc., etc., choses que l’on peut offrir à toutes les religieuses. Les Sœurs de Charité reportèrent aussitôt ce présent, en disant qu’elles l’auroient acceptée si elles n’avoient rendu aucuns soins au malade ; mais, qu’ayant pansé ses plaies, elles ne recevroient jamais de lui la moindre chose, pas même une rose pour l’autel de la suinte Vierge. Telles furent leurs propres expressions. On a entendu conter ce fait à M. le duc de Laval, lui-même.

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