Note 19 — CHAPITRE V. Suite du précédent.
Reading edition
J’ai oublié en parlant de ces petits livrets de donner un conseil très-utile : c’est d’en consacrer deux ou trois à des recherches particulières sur des sujets que l’on veut approfondir ; par exemple, je désirois connaître tous les instituteurs qui ont fait l’éducation de personnages célèbres, et outre les recherches générales dans les livres où je devois naturellement les trouver, j’en découvrois de temps en temps de nouveaux dans des ouvrages tout-à-fait étrangers à ce sujet ; je ne manquois pas de les inscrire dans mes livrets, ce qui a complété mes recherches à cet égard. Je n’en ai point fait d’usage ; mais avec mon manuscrit on pourroit faire en trois mois un livre moral, utile et très-curieux. J’ai fait le même travail sur les fleurs et les végétaux, non comme botaniste, mais sur le rôle que les fleurs ont joué dans l’histoire, sur leur usage, etc. Ces recherches, qui ont duré plus de trente ans, m’ont fourni sans fatigues tant de matériaux (qui heureusement n’ont pas été volés comme tant d’autres manuscrits que j’ai perdus), que j’en ai fait ma Botanique historique et littéraire, ouvrage dont on a loué les étonnantes recherches, qui, au vrai, pour la plupart, n’étoient pas des recherches, puisque j’en ai trouvé le plus grand nombre par hasard dans mes diverses lectures, durant le cours de tant d’années. Et en outre, il m’est resté toutes mes notes sur les plantes dont il est question dans les Saintes Écritures et la Vie des Saints. J’en ai fait un ouvrage à part et manuscrit très-curieux, de mon écriture, avec toutes les plantes peintes par moi, un gros vol. in-4o, que le roi a daigné placer dans sa bibliothèque particulière, et dont je n’ai conservé, ni esquisse, ni brouillon, ni copie.