Note 442 — VII.—L’E MUET[385]
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On dit aussi Gen’vois, bien plus souvent que G’nevois, mais ici, le plus généralement, on ne ferme pas l’e; jamais dans Gen’viève. On sait que dans la conjugaison, comme dans les substantifs en -ment, il y a mieux: on met un accent grave sur le premier e, quand on ne double pas la consonne: j’achèt’rai, formé sur j’achète (et non j’ach’t’rai, qu’on entend trop souvent), et par suite éch’vèl’ra, formé sur éch’vèle, comme achèvement sur achève. C’est ce qu’on aurait dû faire pour papet’rie, et les autres.—Nous rappelons ici que le français n’admet pas deux e muets de suite à la fin d’un mot: tant qu’on écrira fureter, décolleter ou épousseter, avec un e muet, les personnes instruites se croiront obligées de dire je furète, j’époussette ou je décollète, et non je fur’te, j’épous’te, ou je décol’te. Il est vrai que les futurs ou conditionnels épouss’terai(s) ou décoll’terai(s) sont généralement admis, ainsi que d’autres pareils, comme étiqu’terai: cela tient à ce que leurs e muets sont intérieurs, et que le second peut se prononcer, ce qui n’a pas lieu dans décollète. Cela n’empêche pas d’ailleurs qu’on ne prononce le plus souvent décolte d’après l’analogie de récolte, décoll(e)ter étant pareil à récolter. Le mieux serait que l’Académie acceptât épouster, décolter et furter, et aussi filter, car qui peut dire qu’on filète une vis, quand tous les gens du métier disent qu’on la fil’te?