Note 436 — VII.—L’E MUET[385]
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On prononce aussi un e muet, avec une seule consonne, ou plutôt l’e muet tombe aussi dans un certain nombre de noms propres qui ont conservé une consonne double, car autrefois la consonne double n’empêchait pas l’e de rester muet. Ainsi Cha(s)t(el)lain et Cha(s)t(el)lux, Ev(el)lin, Mor(el)let—témoin le calembour de Voltaire, mords-les—, et La M(en)nais, dont on a fait l’adjectif menaisien, qui n’a qu’un n. C’est aussi un e muet, mais un e muet prononcé, qu’on a dans Claude Ge(l)lée, dit le Lorrain, ou le parfumeur Ge(l)lé, ou dans Montpe(l)lier, qu’on a souvent écrit jadis avec un seul l: cf. chapelier, page 166.