Note 423 — VII.—L’E MUET[385]
Reading edition
Et Richelieu. Deux mots qui auraient dû être aussi en -elier, sont à tort en -ellier: prunellier et dentellière. Dans ceux-là on ne se borne pas à prononcer l’e: on le ferme le plus souvent; mais on prononce aussi très bien dentelière, et peut-être cela pourra-t-il amener l’Académie à changer l’orthographe défectueuse de ce mot. Le seul substantif qui fut jadis en -erier, cellerier (de cellier), a fait mieux encore; il a pris l’accent: cellérier.—Notons en passant que les dictionnaires mettent aussi un accent à sorbétière; mais le mot était mal formé, et l’usage a refait sorbetière, comme de gilet, gil(e)tière, de même qu’on dit souvent, non sans raison, gen(e)vrier, au lieu de g(e)névrier. De même les médecins prononcent cur’ter, cur’tage, et écrivent curetter, curettage: c’est la prononciation qui est bonne et l’orthographe qui ne vaut rien, car les deux t de curette n’ont pas plus de raisons de se conserver dans cur(e)ter que les deux l de chandelle dans chandelier.