Note 421 — VII.—L’E MUET[385]
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Ici encore, quand il y a suffisante affinité entre les consonnes, il est arrivé souvent que l’e muet est tombé dans l’orthographe, sans qu’on sache toujours pourquoi il est resté à côté, dans les mêmes conditions. Car il est tombé non seulement dans les mots comme esp(e)rit, chaud(e)ron ou rég(ue)lisse, où la muette et la liquide s’attiraient, mais aussi bien dans des mots comme soup(e)çon, der(re)nier, lar(re)cin, pendant que dur(e)té et sûr(e)té, longtemps écrits comme fierté, reprenaient leur e, par un caprice des grammairiens. Au surplus, l’orthographe de ces deux mots et de beaucoup d’autres a été longtemps flottante: on trouve encore carfour dans Corneille et dans Molière, épouster dans Molière et dans La Fontaine, laidron dans Voltaire, que dis-je? dans Béranger, avec bourlet.