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Comment on Prononce le Français

Note 410 — VII.—L’E MUET[385]

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Et cela ne date pas d’aujourd’hui: au XVIᵉ siècle, plusieurs écrivains, notamment Du Bellay, écrivaient de préférence à l’imparfait tomboint: oient a prévalu, sans doute pour éviter la confusion avec la nasale de point, et plus tard celle de saint. Cette finale muette -ent nous a conservé toute une série de formes verbales dont l’orthographe est identique (sauf parfois l’accent) à celle de mots en -ent tonique: expédient, affluent et influent, coïncident, résident et président, négligent, émergent, détergent et abstergent, divergent et convergent, équivalent, excellent, violent, somnolent, pressent, content et couvent, et d’autre part convient (avec précèdent et excèdent, different et adhèrent, et dévient).

Il va sans dire que la liaison de l’s ou du t devant une voyelle produit le même résultat que quand l’e muet final est suivi d’un mot commençant par une consonne: tristes événements, pauvres hommes, ils ressemblent à leur père, à moins qu’on ne dise familièrement pauv(re)s hommes ou i(ls) ressemb(len)t à leur père.

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