Note 499 — LES CONSONNES.
Reading edition
L’abbé Rousselot, qui a constaté le fait, l’explique en disant (Précis, page 86) que c’est la voyelle qui transforme en douce la consonne forte; mais on ne voit pas du tout pourquoi ou changerait s en z. Il en est de cet exemple comme des autres: dans un débit rapide, les organes se préparent d’avance à l’émission des sons qui vont suivre, ici l’s doux de liaison, et c’est ce qui adoucit le premier. Comme dit M. Paul Passy, tout son subit, dans une certaine mesure, l’influence des sons voisins: c’est ainsi que la prononciation rapide aboutit encore facilement à ton-mneuve pour tombe neuve ou lan-nmain pour lendemain.