Note 1 — CHARTVLARIVM SANCTI PETRI DE BVRGO.
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Au moyen âge, il est peu d'établissements religieux en France qui n'aient obtenu d'être mis sous la protection du Saint-Siége: en quoi consistait ce privilége? Il ne sera pas inutile de l'indiquer au début de ces publications diplomatiques. Les bulles de priviléges accordées aux monastères par les papes les exemptaient de la juridiction épiscopale ordinaire & les soumettaient directement au Saint-Siége; elles avaient pour but de confirmer leurs dotations, d'empêcher leur spoliation & de prévenir leur relâchement. Des abbayes, sortirent les hommes les plus saints et les plus savants. Les plus anciennes bulles d'exemption datent du pape Hormisdas (THOMASSIN, Vet. & nova Eccl. disciplina, p. I, 1. III, c. 30;--BIANCHI, Dell' ester polizia della Chiesa, t. IV, p, 360;--DU CHESNE, Hist. Franc., t. I, p. 662;--UGHELLI, Italia sac., t. IV, col. 955;--MABILLON, Annal. Bened., t. I, p. 345, etc.). Les monastères de fondation royale avaient de droit cette prérogative (cf. MARCULFE, Formular., lib, I, n. 1 & 2;--Patrol. lat., t. CLXXXVII, col. 697). Mais, à partir du XIIe siècle, les évêques contestèrent ces priviléges, devenus des obstacles à leur autorité & au gouvernement des paroisses, & querellèrent souvent les abbés à cet égard. La constitution Inscrutabili de Grégoire XV a déterminé le droit actuel de exemptorum privilegiis & subjectione (FERRARIS, Biblioth. canonica, etc., édit. Migne, 1861, t. VI, col. 1154).