Note 6 — PREMIÈRE PARTIE CE QUE JE SAIS OU J’AI VU DE SA VIE
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En dehors du témoignage de Solari, auquel il faut joindre ceux que j’ai recueillis de la bouche d’Huot et de Numa Coste, il n’y a qu’à feuilleter la correspondance de jeunesse de Zola, pour être sûr que l’influence dans le «sens» du naturalisme, c’est le romancier qui l’a reçue du peintre. Toutes les lettres du jeune Zola de cette époque débordent d’«idéalisme»,—le mot y est plusieurs fois répété,—tant moral que littéraire. C’est Ary Scheffer qu’il propose à son ami comme modèle. Une haine vigoureuse l’anime, en propres termes, contre le «réalisme». On pourrait multiplier les textes. Dante et Shakespeare, George Sand et Michelet, le Michelet de l’Amour, sont ses grandes adorations. Voir surtout son esquisse à Baille d’un volume sur les poètes et le plan de l’immense épopée qu’il veut écrire lui-même. Ce n’est qu’en 1864, dans sa théorie de l’Ecran (lettre à Valabrègue) que pour la première fois il se déclare réaliste. Cézanne l’avait toujours été. C’est le fond de son tempérament. Son romantisme lui venait en grande partie de Zola.