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Biographie des Sagamos illustres de l'Amérique Septentrionale (1848)

Note (retour) — SECONDE PARTIE

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Il y a dix-neuf ans cette race proscrite leva encore la tête, l'esprit de guerre se ralluma, et les Outaouais, jadis si puissans, et les Saukis, se mirent à la tête de ce mouvement. L'Epervier Noir (Black Hawk) parut pour quelque tems digne successeur de Ponthiac et de Tecumseh; mais la discorde se mit bientôt parmi ses alliés. Abandonné de presque tus les siens, il combattit en désespéré jusqu'à ce qu'il tomba entre les mains de ses ennemis. Prisonnier de guerre, il fut traité avec humanité, et même avec distinction; mais on le promena de ville en ville, dans les états qui bordent l'Océan Atlantique, afin de le convaincre de l'inutilité de ses efforts en faveur de la suprématie de ss race; puis on le renvoya au-delà du Mississipi. Les Saukis, les Outaouais et les Aionais, riverains de ce Père des Eaux 151, se soumirent alors, comme les Miamis, les Shaouanis, les Hurons des bords de l'Ohio, de l'Ouabache et des lacs, s'étaient soumis dès longtems Des traités particuliers cédèrent aux Etats-Unis l'immense et fertile territoire des deux rives du haut Mississipi, et les mines de plomb les plus riches du monde 152. Les territoires d'Aionay et d'Ouisconsin furent alors partie de la République Unie.

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