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Biographie des Sagamos illustres de l'Amérique Septentrionale (1848)

Note (retour) — SECONDE PARTIE

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Malgré ce que dit M. Darby, dès l'arrivée de nos pères, le sauvage savait peindre grossièrement toutes sortes d'objets; on trouvait même des peintures délicates selon M. Dainville. Sa teinture est surtout remarquable 142. On est dans l'admiration de voir déployées sur les ornemens dont il se pare, des couleurs biens supérieures à celles qu'emploient les nations civilisées, tant pour l'éclat que pour la durée. L'estimable Dr. Mitchell, de la Société Historique de New-Iork, admire surtout les teintes appliquées aux cuirs. L'art de préparer le cuir et de l'empreindre de ces couleurs aussi durables que le cuir même, est familier depuis le territoire des Panis sur la Rivière Rouge, jusqu'aux extrémités du Nord-ouest. Les matériaux des couleurs sont indigènes, et il n'y a que les sauvages qui les connaissent. Ils ont toujours un grand soin de ne donner aucuns renseignemens sur leurs teintures. Les couleurs principales sont le jaune, le bleu, le rouge et le noir. Les Hiétans qui vivent au-delà des Panis, et qui ont très bien apprivoisé le cheval, font des brides travaillées avec beaucoup de goût, et remarquables par la force des couleurs bleue et jaunes dont sont teints le cuir et les autres parties.

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