Note (retour) — SECONDE PARTIE
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Le tombeau dans lequel les Hurons déposèrent les cendres de Tecumseh après que l'armée américaine se fut éloignée, se voit encore près des bords d'un marais de saules, au nord du champ de bataille, sous un large chêne incliné. Les roses sauvages, et les saules l'environnent à distance; mais le tertre où il se trouve ne laisse voir aucun arbrisseau, grâce aux fréquentes visites des sauvages. Ainsi reposent dans la solitude et le silence les restes du Bonaparte de nos tribus. Le gouvernement britannique pensionna sa veuve et le prophète Elsquataoua; les haut-canadiens ont ouvert une souscription pour ériger un monument au défenseur de leur Province, et M. G. H. Cotton vient de publier aux Etats-Unis: «Tecumseh or the West thirty years since.» On trouve aussi sur ce héros un poëme en trois chants dans le «Canadian Review»; et l'on peut dire qu'ici, tout le monde veut écrire sur Tecumseh 135, comme en Europe chacun veut transmettre ses pensées dur Napoléon. Il y a sans doute une grande distance entre le héros transatlantique et celui des forêts de l'Amérique septentrionale; mais celui-ci fut aussi dans son genre un génie extraordinaire, un homme colossal.