Note (retour) — SECONDE PARTIE
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Si l'on excepte l'invasion des Iroquois contre les premières peuplades du Canada, il n'y a point d'exemple de si grande multitude de sauvages marchant à la fois sous un même Chef. Ils partagèrent les exploits de l'immortel général Brock. En 1813, Tecumseh en réunit deux mille cinq cents au Détroit. Après la bataille de Frenchtown, on le trouve avec Proctor 134 poussant le général Harrison, qui avait cru reprendre le Michigan. Le fort Meighs fut investi à sa vue. Le général Clay vint au secours et culbuta d'abord les confédérés; mais Tecumseh rappella la victoire à la tête de ses guerriers. Il tailla en pièces le régiment du colonel Dudley, et l'on tua en tout quatre cents hommes. Le général Harrison s'enfuit vers l'Ohio pour en ramener des renforts. Le Sachem se sépara alors de Proctor, et se répandit sur la frontière des deux Etats à la tête de deux mille guerriers. Après avoir atteint et battu une seconde fois l'arrière garde d'Harrison, et lui avoir enlevé mille bêtes à cornes, il continua à observer ses mouvemens, et couvrit le siége de Stephenson, sur la rivière Sandusky. Le major Croghan commandait une garnison de cent soixante soldats. Ils n'auraient pu tenir contre cinq cents Anglais et huit cents sauvages, mais la division se mit entre les deux Chefs. Après une canonnade de deux jours, le général Proctor voulut ordonner aux sauvages de monter à l'assaut: Tecumseh s'y opposa en disant: «Brock ne parlait point comme tu fais; tu dis, toi, allez attaquer, mais lui, il disait, allons à le'ennemi.» Il rebroussa sur Malden, et Proctor fut contraint de le suivre. Le major Croghan reçut les remerciemens du Congrès avec le grade de lieutenant-colonel, et les Dames de Chilicothe l'armèrent d'une riche épée. Dans ce temps même, Perry se rendait maître de l'Erié par une victoire. Il devint nécessaire qu l'armée de terre retraitât pour n'être pas prise entredeux feux. La difficulté était de faire trouver la chose bonne à Tecumseh.