Note (retour) — SECONDE PARTIE
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Les sauvages moins nombreux de moitié étaient très avantageusement postés à Presqu'île, ayant leur droite protégée par des abattis, et leur gauche par un rocher. Ils étaient rangés sur trois lignes et occupaient deux milles de terrain. Le général Wayne ordonna à Scott de faire un circuit pour envelopper les ennemis, et se prépara à charger à la bayonnette. Les sauvages cédèrent au nombre, et les victorieux ne s'arrêtèrent que sous le canon du Fort Maumee, occupé par une garnison britannique. Mechecunaqua ne voulait point livrer cette dernière bataille. «Nos guerriers ont vaincu trois Grand-Chefs. Les dix-sept feux 133 en ont un maintenant qui ne dort pas, et nos jeunes gens ont été incapables de le surprendre.» Ainsi avait-il parlé mais Bickonghahelas et Blue-Jacket prévalurent. Le traité dit de Grenville, mit fin à la guerre le 3 août, 1795. Sept tribus envoyèrent des députés. Lorsqu'ils furent réunis, un Chef se leva et, après avoir témoigné de vifs regrets de ce que la paix avait été rompu, il proposa de déraciner le grand chêne qui était devant eux, et d'enterre dessous la hache de guerre.