Note (retour) — PREMIÈRE PARTIE
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Les Anglais ne tardèrent pas à tourner leurs armes contre ceux qui les avaient accueillis avec tant de générosité. Le célèbre capitaine Smith, homme peu difficile sur le point d'honneur, commença la petite guerre pour la subsistance de la colonie. Dans une de ses rencontres, il s'empara d'une idole ou dieu sauvage 60. Vahunsonaca paya sa rançon, mais en même temps, il se prépara à repousser la force par la force. Smith surpris en explorant la rivière Chickahomine, fut pris, malgré son intrépidité, et traîné de tribu en tribu jusques à Ouirohocomo, résidence temporaire Du Sachem. C'était un homme de belle taille, à l'air grave et majestueux. Il était assis devant un feu, sur un siège recouvert de peaux, envellopé lui-même dans un immense manteau de Rarowcum 61, peau précieuse, dont les queues pendantes relevaient encore sa richesse. A ses côtés étaient ses deux filles, Pocahontas et Matanchanna, ainsi qu'une femme de distinction que l'on disait être la reine d'Appamatuck. Plus loin, et sur deux lignes, était rangée la noblesse, les hommes d'un côté et les femmes de l'autre. La reine d'Appamatuck présenta à Smith de l'eau pour se laver, et une de ses suivantes apporta une touffe de plumes comme manière d'essuie-mains. Après ce cérémonial Vahunsonaca ouvrit le conseil, qui prononça la mort. On sait des deux côtés de l'Atlantique, que Smith dut son salut à la célèbre Pocahontas. L'indomptable Sachem, que les larmes seules de cette tendre enfant pouvaient fléchir, arrêta la justice prête à frapper, et renvoya le capitaine. Il lui donna même son amitié, et le pria de lui envoyer deux canons, lui promettant, en retour, de l'adopter pour son fils, et de lui céder la terre de Cappahowsick.