← Table of contents
Biographie des Sagamos illustres de l'Amérique Septentrionale (1848)

Note (retour) — PREMIÈRE PARTIE

Reading edition

Olata sut se faire craindre des barbares Espagnols. Pour Satouriona, il eut besoin de déployer toutes ses forces pour conserver son indépendance. Ses sujets furent exposés aux mauvais traitemens des soldats jusques en 1567, que les Français trouvèrent un vengeur dans le capitaine Gourgues. Ce gentilhomme ayant équipé un escadre à ses frais, vint aborder à quinze milles de Caroline, et dépêcha aussitôt un envoyé au Paraousti, qui le renvoya avec des présens. Il y eut un grand conseil de guerre. Gourgues y parut à la droite du Grand Che, et les Paraoustis Athore, Tocadocourou, Almacaniz, Armanace et Elycopile, furent aussi présens. Le capitaine des Français parla le premier; mais Satouriona l'interrompant, fit un tableau fidèle de la cruauté des Espagnols. On résolut de courir aux armes, et l'on se donna rendez-vous au-delà d'une rivière qui coulait à quatre milles de la place. Le Paraousti Olotocara 39 eut ordre d'aller reconnaître l'ennemi avec un détachement. Le gros des assiégeans, parti de Salinaca, parvint à la vue du premier poste sans être aperçu, que d'un soldat; mais Olotocara eut la bonne fortune de le tuer de sa lance. Villareal, commandant de la place, avait une garnison de quatre cents hommes. Les Espagnols, surpris, tombèrent tous sous les coups des Français ou des Sauvages: on en tua soixante. Le capitaine Gourgues alla alors au second fort avec vingt arquebusiers et les sauvages qui le joignirent à la nage. Les assiégés voulurent fuir dans les bois, mais Satouriona fondant sur eux, en fit un horrible boucherie. L'ennemi avait encore un poste de cent cinquante hommes. Les sauvages partirent de nuit, et allèrent camper en côté de la place, pour couper toutes les avenues, et intercepter les fuyards, tandis que Gourgues taillait en pièces quatre-vingt soldats sortis avec du canon. Les autres Espagnols voulurent gagner les bois, mais ils y rencontrèrent Olotocara, qui les rejetta sur les Français, dont le Chef fut aussi cruel que l'avait été Menendez.

Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings