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Biographie des Sagamos illustres de l'Amérique Septentrionale (1848)

Note (retour) — PREMIÈRE PARTIE

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Les Iroquois rompirent bientôt cette trève. Ahasistari, à la tête de Hurons et des Andastes, peuple belliqueux et puissant, les battit complettement en 1648, mais sa nation ne voulut profiter de la victoire que pour obtenir une paix solide et durable, à laquelle, cependant, avec plus de sagacité, elle n'aurait jamais dû se fier. Elle fut la dupe de sa présomptueuse confiance. Tandis qu'Ahasistari traitait avec les Onnondagués, les Mohacks et les Tsononthouans exterminèrent deux partis de chasse; il pénétrèrent dans les premières bourgades et massacrèrent sept cents personnes. Les fuyards se réfugièrent à Caragué qui était comme la capitale de tout le pays. Le 26 mars, mille Iroquois tuèrent quatre cents Hurons. Trois guerriers échappés au massacre allèrent porter l'alarme à la bourgade de St. Louis: quatre-vingts guerriers périrent encore dans la défense de cette place. Deux cents Cayougué tombèrent dans une embuscade, mais ceux qui les avaient poursuivis furent exterminés par un parti de sept cents Mohacks. Ahasistari évita la mort, bien qu'il payât de sa personne dans toutes les rencontres, et il chercha un moyen de sauver son peuple. La bourgade principale n'avait pas encore été attaquée; mais on craignait de ne pouvoir s'y maintenir. Les Jésuites proposèrent de se retirer aux îles Manitoulines 77 sur le lac Huron. Cette proposition fut mal accueillie. La nation ne pouvait consentir à abandonner le pays de ses ancêtres. La plus grande partie émigra cependant, et forma une bourgade de mille feux dans l'île St. Joseph. On n'y fut pas plus en sûreté contre l'ennemi. Un petit nombre de Hurons, trop attachés à leur pays, furent poursuivis avec acharnement, pourchassés comme des bêtes fauves; d'autres s'enfoncèrent dans les forêts de la Pensylvanie, sans doute guidés par quelques Chefs valeureux, et réoccupèrent plus tard leur première patrie. Ahasistari, après avoir fait tomber un parti d'Iroquois dans une embuscade, retraita jusques à Québec avec tous ceux Qu'il put persuader et réunir. Il y vivait encore en 1676, et les Hurons d'aujourd'hui, le regardent encore comme un des plus grands hommes de guerre qu'ait produits leur nation. Quelques Hurons parvinrent aussi chez les Sioux, et avec eux quelques-uns de sa famille, car Alkwanwaught, un de ses descendans, commanda et donna des Chefs à ces peuples, comme le supposent ces vers d'Adam Kidd:

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