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Biographie des Sagamos illustres de l'Amérique Septentrionale (1848)

Note (retour) — PREMIÈRE PARTIE

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Les Cantons agirent autrement, et pour ne pas s'attirer sur les bras trop de forces réunies, ils mirent tout en usage pour introduire la mésintelligence entre les Français et leurs alliés. Ils firent partir trois cents guerriers qu'ils divisèrent par petites troupes, et tous les sauvages qui tombèrent entre leurs mains furent traités avec la dernière inhumanité, tandis que les Français qui furent pris, ne reçurent aucun mal. Cette ruse ne fit pas prendre le change à Ahasistari, qui maintint sa nation dans l'alliance des Français. Plus de huit cents Iroquois s'avancèrent alors jusques au Trois-Rivières. Après quatre mois de blocus, les Chefs offrirent la paix à condition que les Hurons et les Algonquins n'y seraient point compris. M. de Montmagny 75, gouverneur-général, monta de Québec, pour s'aboucher avec eux, mais les Iroquois ayant pillé en sa présence deux canots algonquins qui parurent devant la place, la conférence fut rompue, et les huit cents guerriers, après de nouveaux ravages, entrèrent sur les terres des Hurons, qui se défendirent avec vigueur.

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