Note (retour) — PREMIÈRE PARTIE
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La nouvelle Angleterre venait à peine de fixer une retraite aux mécontens des trois Royaumes, que l'on songea à y envoyer des missionnaires qui, par défaut de prosélytes exploitaient les beautés des régions qu'ils parcouraient, suivant en cela le génie du clergé de l'Eglise d'Angleterre, presqu'entièrement composé de savans. Price et Willmington reçurent l'ordre de pénétrer vers le nord. S'étant reposés dans le bourg naissant de Boston 67, ils dirigèrent leur course vers le but qui leur avait été indiqué. Déjà ils avaient franchi une chaîne de montagnes, lorsqu'ils tombèrent dans un pays plat. Après avoir marché plusieurs jours sans rencontrer aucune créature humaine, ils aperçurent enfin dans une clairière et à travers les arbres, un groupe de sauvages qui, s'approchant d'eux, leur parlèrent un langage agréable, mais qu'ils ne comprenaient pas. Les gestes de ces sauvages marquaient leur surprise à la vue d'hommes si différens d'eux, et n'ayant pour arme que ce qui leur semblait un bâton poli. Au milieu de cet ébahissement une bande d'oies passa au-dessus de leurs têtes. Ils décochèrent leurs flèches; mais ce fut sans effet. Nos visiteurs tirèrent en même temps, et, au grand étonnement de la troupe deux oies tombèrent expirantes sur le sol.