Note (retour) — PREMIÈRE PARTIE (continued 2)
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Aucun aborigène ne fut plus qu'Uncas utile aux Anglais. Il les suit à la guerre 97 contre son maître. S'étant embarqué sur la flottille de Mason, avec ses guerriers, il se fatigua bientôt de la manière de naviguer des colons, et continua par terre. Ses sauvages fesaient force belles fanfaronnades. Chaque guerrier vantait le noble courage qu'il allait déployer, les nombreux ennemis auxquels il allait faire mordre la poussière. Pour Uncas, comme le major lui demandait ce qu'il pensait que ferait les sauvages, il répondit froidement: «Les Narraghansetts abandonneront les Anglais, mais Uncas ne fuira point.» Sa prédiction se trouva vraie. Ils reculèrent de terreur à la vue des guerriers de Sassacus. Après le combat, Uncas alla avec cent guerriers contre Pacatuck. Un petit havre au sud de la ville de Guilford, porte encore le nom d'un de ses exploits. Côtoyant le rivage pour couper la retraite aux vaincus, il y prit un Sachem et quelque Pequots, et coupa la tête au premier. Depuis ce temps, le havre s'est appelé Sachem's Head. Cent prisonniers et une partie du territoire Pequot furent le prix de ses services. Des guerriers de différentes tribus commencèrent aussi dès lors à se rallier autour de lui, et grossirent sa tribu.