Note (retour) — PREMIÈRE PARTIE (continued 2)
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Ce langage était sans doute destiné à amuser les Anglais, car l'année suivante le Sachem attaque les sauvages de Long-Island; il engage les Mohacks dans son parti, et, fort de leur secours, il fait aux colons, toujours soupçonneux, cette fière réponse qui suffirait pour l'immortaliser: «Ninigret ne fera point la paix avec les meurtriers de son fils et de soixante guerriers de son peuple. Je désire que les Anglais me laissent en repos, et ne me demandent point d'aller à Hartford. Jonathan 94 m'a demandé si j'y enverrais des députés, et je lui ai répondu: si le fils de votre Sachem était massacré, demanderiez-vous conseil-un autre Sachem pour venger sa mort? Quant aux Mohacks, ce sont mes alliés, qui viennent pour ma défense: je vengerai avec eux mes injures.» Le major Villard, à qui il parla de la sorte, envahit aussitôt ses terres. Il lui abandonna ses forts et se retira dans la forêt. Les Anglais trouvant tout désert lui envoyèrent une députation, mais il fit dire aux députés, que ne sachant pas la raison de cette nouvelle irruption, il ne pouvait se commettre avec eux. Six nouveaux délégués parvinrent cependant à conclure un arrangement, mais le tribut fut fièrement refusé, et le major fut condamné pour avoir fait une paix honteuse. Un vaisseau envoyé entre Nanticut et Long-Island fut témoin des nouveaux triomphes de Ninigret et de Pessacus contre les Mohicans.