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Biographie des Sagamos illustres de l'Amérique Septentrionale (1848)

Note 89 — PREMIÈRE PARTIE (continued 2)

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Note 89:

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Nom sauvage des Montagnes Blanches. Les américains avaient une singulière vénération pour le sommet de ces monts, qu'ils regardaient comme le séjour d'êtres invisibles, et sur lesquels ils n'osaient jamais monter. Ils disaient que le pays fut autrefois submergé avec tous ses habitans, excepté Agiocohook et sa femme, qui trouvèrent un refuge sur ces montagnes, et repeuplèrent la terre. Et Bartram raconte dans son Histoire naturelle et politique de la Pensylvanie, que montrant à un Américain des fossiles et des productions marines qu'il avait trouvés sur des monts moins élevés, celui-ci lui dit que la parole ancienne, ou la tradition, leur avait appris que la mer les avait tous environnés. C'est la tradition de tous les peuples de l'antiquité profane et sacrée. Ce déluge aura été le châtiment des hommes, comme l'ont pensé nos peuplades, et comme le croyait Ovide:

Pæna placet diversa; genus mortate sub undis perdere

dit ce poëte. Selon les Mexicains les seuls Cortox et Quitequetzele survécurent au déluge. Les Chinois l'ont mentionné dans leurs annales. C'est ainsi encore que dans toutes les fausses religions, et des Indes et du Nord, il existe une tradition d'un arbre ou fruit défendu, que, l'on retrouve en Amérique. Les pommes d'Iduna l'offraient dans la religion des Scandinaves, un fruit différent dans la tradition iroquoise.

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