Note 87 — PREMIÈRE PARTIE (continued 2)
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Note 87: (retour) Carlo Carli, après avoir mentionné les cruautés des Lombards, continue ainsi: «Il y avait parmi les Hurons et les Iroquois un autre usage non moins barbare, et même encore plus cruel; c'était de cerner le tour du crâne avec un instrument tranchant, pour enlever la peau et la chevelure à un ennemi vaincu et vivant. Voilà (dit-il) le plus glorieux trophée de ces nations féroces.» Hérodote, Liv. IV, nous fait voir les Scythes aussi barbares: «Voici, dit-il, comment ils enlèvent le cuir chevelu. Ils le cernent tout autour jusqu'aux oreilles, secouant la tête pour en détacher ce cuir, l'amollissant en le pétrissant avec les mains, pour s'en faire une sorte de serviette; et plus un des leurs a de semblables cuirs, plus il est considéré.» C'est le lieu de faire justice des «Papiers Publics» où ce Comte a lu «que Bourgoing, aussi féroce que ces sauvages, leur promit, dans la dernière guerre, un ducat pour chaque chevelure de colons qu'ils lui apporteraient.» Se cette atrocité, qui couvrit d'un opprobre éternel ce général Anglais, peut être vrai, continue-t-il, on peut assurer que le général Carleton s'est couvert de gloire en s'y opposant de tout son pouvoir, au risque même de perdre le commandement de l'armée du Canada. Carleton (Lord Dorchester) mérite cet éloge du noble Comte; mais le général Bourgoing était un trop brave militaire pour ne pas abhorrer les horreurs dont l'accusaient sans doute les révoltés américains.