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Bibliomania; or Book-Madness

Note 443 — The Alcove.

Reading edition

A slight mention of Mons. Berryer, the father-in-law of Lamoignon, is made at p. 84, ante. The reader is here presented with a more finished portrait of this extraordinary bibliomaniac: a portrait, which will excite his unbounded admiration, if not envy!—for such a careful and voluptuous collector, in regard to binding, was, I believe, never before known; nor has he been since eclipsed. 'M. Berryer, successivement Secrétaire d'Etat au Département de la Marìne, Ministre, puis Garde des Sceaux de France, s'étoit occupé pendant près de quarante années à se former un cabinet des plus beaux livres grecs et latins, anciennes éditions, soit de France, soit des pays étrangers, &c. Par un soin et une patience infatigables, à l'aide de plusieurs coopérateurs éclairés, savans même en Bibliographie, qui connoissoient ses études, délassement de ses places, il avoit recueilli les plus belles éditions; de telle sorte qu'il a toujours su se procurer un exemplaire parfait de chaque édition par un moyen simple quoique dispendieux. Si les Catalogues des ventes publiques lui apprenoient qu'il existoit un exemplaire plus beau, plus grand de marge, mieux conservé, de tout auteur, &c., que celui qu'il possédoit, il le fasoit acquérir sans s'embarrasser du prix, et il se défaisoit à perte de l'exemplaire moins beau. La majeure partie des auteurs anciens et modernes de son cabinet a été changée huit ou dix fois de cette manière. Il ne s'arrêtoit qu'après s'être assuré qu'il avoit le plus bel exemplaire connu, soit pour la marge, soit pour la force du papier, soit pour la magnificence de la conservation et de la relieure.' 'A l'égard des ouvrages d'editions modernes, même celles faites en pays étranger, M. Berryer vouloit les avoir en feuilles: il en faisoit choisir, dans plusieurs exemplaires, un parfait, et il le faisoit relier en maroquin de choix; le Ministere de la Marìne qu'il avoit rempli, lui ayant donné toutes les facilités d'en être abondamment et fidèlement pourvu dans toutes les Echelles du Levant. On collationnoit ensuite pour vérifier s' il n'y avoit ni transposition, ni omission de feuilles ou de pages?!!' Cat. M. Lamoignon, 1791. pref. p. ij. iij. Berryer was slightly copied by Caillard (of whom see p. 76, ante) in the luxury of book-binding. 'M. Caillard avoit le soin de faire satiner presque tous livres qu'il faisoit relier, et principalement les grands ouvrages; qu'il est difficile d'avoir parfaitement reliés sans ce precedé.' Cat. de Caillard; p. x. (avertisement.) But I know not whether Caillard did not catch the phrensy from the elder Mirabeau. In the catalogue of his books, p. ii., we are thus told of him:—'l'acquisition d'un beau livre lui causoit des transports de joie inexprimables: il l'examinoit, l'admiriot: il vouloit que chacun partagêat avec lui le même enthousiasme.' His biographer properly adds: 'De quelle surprise n'auroit-on pas été, si l'on eût su que c'etoit la le même homme qui, du haut de la tribune, faisoit trembler les despotes et les factieux!' Ponder here, gentle reader, upon the effects of a beautiful book! Let no one, however, imagine that we grave Englishmen are averse or indifferent to 'le luxe de la relieure'!! No: at this present moment, we have the best bookbinders in Europe; nor do we want good authority for the encouragement of this fascinating department relating to the Bibliomania. Read here what Mr. Roscoe hath so eloquently written in commendation of it: 'A taste for the exterior decoration of books has lately arisen in this country, in the gratification of which no small share of ingenuity has been displayed; but if we are to judge of the present predilection for learning by the degree of expense thus incurred, we must consider it as greatly inferior to that of the Romans during the times of the first Emperors, or of the Italians at the 15th century. And yet it is, perhaps, difficult to discover why a favourite book should not be as proper an object of elegant ornament as the head of a cane, the hilt of a sword, or the latchet of a shoe.' Lorenzo de Medici; vol. ii., 79, 8vo. edition. Did Geyler allude to such bibliomaniacs in the following sentence? Sunt qui libros inaurant et serica tegimenta apponunt preciosa et superba. Grandis hæc fatuitas! Navicula, sive Speculum Fatuorum; (Navis Stultifera) sign. B. v. rev.

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