Note 4 — VI Capitan Tiago
Henri Lucas translation
Il avait encore des propriétés à Santo Cristo, dans la calle de Anloague et dans la calle Rosario; l’exploitation de la traite de l’opium était partagée entre un Chinois et lui et il est inutile de dire qu’ils en tiraient de très grands bénéfices. Il avait l’entreprise de la nourriture des prisonniers de Bilibid et fournissait de zacate4 plusieurs maisons principales de Manille, moyennant contrat naturellement. Bien avec toutes les autorités, habile, souple, audacieux même, lorsqu’il s’agissait de spéculer sur les besoins des autres, c’était le seul et redoutable adversaire d’un certain Perez pour les adjudications des diverses charges et emplois que le gouvernement des Philippines confie toujours à des mains particulières. Ainsi donc, à ce moment, Capitan Tiago était un homme heureux, aussi heureux que peut l’être en ces pays un homme dont le petit crâne dénonce l’origine indigène: il était riche, il était en paix avec Dieu, avec le gouvernement et avec les hommes.