Note 5 — XVI Sisa
Henri Lucas translation
A presque une heure de marche du pueblo, habite la mère de Basilio et de Crispin, femme d’un homme sans cœur qui passe son temps à fainéanter et à jouer au coq, tandis qu’elle s’efforce de faire vivre ses enfants. Le mari et la femme se voient rarement et ces entrevues sont toujours pénibles. Lui l’avait dépouillée de ses rares bijoux pour alimenter ses vices et, quand la malheureuse Sisa5 n’eut plus rien pour satisfaire à ses caprices, il commença à la maltraiter. Faible de caractère, douée de plus de cœur que de raison, elle ne savait qu’aimer et pleurer. Son mari était son Dieu, ses fils étaient ses anges. Lui, qui savait combien il était à la fois adoré et craint, se conduisait comme tous les faux dieux, il devenait de plus en plus autoritaire, barbare, cruel.