← Table of contents
Au Pays des Moines (Noli me Tangere)

Note 4 — X Le pueblo

Henri Lucas translation

D. Rafael, dès sa première jeunesse, se fit aimer des paysans: l’agriculture importée et propagée par son père se développa rapidement; de nouveaux habitants affluèrent, de nombreux Chinois vinrent, le hameau fut promptement un village, il eut un curé indigène; puis le village se fit pueblo, le curé indien mourut et Fr. Dámaso le remplaça, mais toujours la sépulture et le terrain qui l’entourait furent respectés. Les enfants se risquaient parfois, armés de bâtons et de pierres, à courir dans les environs pour cueillir des goyaves et des fruits sauvages, papayas, lomboi4, etc.; il arrivait que, au moment où leur cueillette les occupait tout entiers ou bien lorsqu’ils contemplaient silencieux la corde se balançant sous la branche, une ou deux pierres tombaient on ne sait d’où; alors au cri: le vieux! le vieux! ils jetaient fruits et bâtons, sautaient en bas des arbres, couraient entre les roches et les buissons et ne s’arrêtaient qu’après être sortis du bois, tous pâles, les uns essoufflés, les autres pleurant, bien peu ayant le courage de rire.

Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings