Note (retour) — DE LORD BYRON. (continued 5)
Paulin Paris translation
160Au mois d'août, Mme Guiccioli avait rejoint son père à Pise, et elle présidait alors aux préparatifs que l'on faisait dans la casa Lanfranchi,--un des plus anciens et des plus spacieux palais de cette ville,--pour la réception de son noble amant. «Il était parti de Ravenne, dit-elle, avec un grand regret, et avec le pressentiment que son départ serait pour nous la cause de mille maux. Dans toutes les lettres qu'il m'écrivait alors, il m'exprimait le déplaisir qu'il éprouvait à quitter Ravenne.--Si votre père est rappelé d'exil (m'écrivait-il), je retourne à l'instant même à Ravenne; et s'il est rappelé avant mon départ, je ne pars pas.» Dans cette espérance, il différa de plusieurs mois de partir; mais enfin, ne pouvant plus espérer que nous revinssions prochainement, il m'écrivait:--«Je pars fort à contre-coeur, prévoyant des malheurs très-grands pour vous tous, et surtout pour vous: je n'en dis pas davantage; mais vous verrez.--Et dans une autre lettre:--Je laisse Ravenne de si mauvais gré, et dans une telle persuasion que mon départ ne peut que nous conduire de malheurs en malheurs de plus en plus grands, que je n'ai pas le courage d'écrire un mot de plus sur ce sujet.--Il m'écrivait alors en italien, et je transcris ses propres paroles;--mais comme ses pressentimens se sont depuis vérifiés161!!!