Note (retour) — DE LORD BYRON. (continued 2)
Paulin Paris translation
«Un Anglais, ami de la liberté, ayant vu que les Napolitains permettent aux étrangers de contribuer aussi à la bonne cause, désirerait l'honneur de voir accepter mille louis qu'il se hasarde d'offrir. Depuis quelque tems, témoin oculaire de la tyrannie des barbares dans les états qu'ils occupent en Italie, il voit avec tout l'enthousiasme d'un homme bien né, la généreuse détermination des Napolitains à consolider une indépendance si bien conquise. Membre de la chambre des pairs de la nation anglaise, il serait traître aux principes qui ont placé sur le trône la famille régnante d'Angleterre, s'il ne reconnaissait la belle leçon récemment donnée aux peuples et aux rois. L'offre qu'il fait est peu de chose en elle-même, comme toutes celles que peut faire un individu à une nation, mais il espère qu'elle ne sera pas la dernière de la part de ses compatriotes. Son éloignement des frontières, et la conscience de son peu de capacité à contribuer efficacement de sa personne à servir la nation, l'empêchent de se proposer comme digne de la plus petite commission qui demande de l'expérience et du talent. Mais si sa présence en qualité de simple volontaire n'était pas un inconvénient pour ceux qui l'accepteraient, il se rendrait à tel lieu que le gouvernement napolitain indiquerait, pour obéir aux ordres et participer aux périls de son chef, sans autre motif que celui de partager le destin d'une brave nation, en résistant à la soi-disant Sainte-Alliance, qui n'allie que l'hypocrisie au despotisme87.»