Note (retour) — DE LORD BYRON. (continued 2)
Paulin Paris translation
»Le vers blanc, que, hors du drame, nul auteur capable de rimer n'employa jamais, à l'exception de Milton, devint à l'ordre du jour:--on rima de telle sorte que le vers parut plus blanc que s'il n'eût pas eu de rime. Je sais que Johnson a dit, après quelque hésitation, «qu'il ne pouvait pas s'inspirer le désir que Milton eût rimé.» Les opinions de ce véritable grand homme, que c'est aussi la mode de décrier aujourd'hui, seront toujours accueillies par moi avec cette déférence que le tems rétablira dans son universalité; mais, malgré mon humilité, je ne suis pas convaincu que le Paradis perdu n'eût pas été plus noblement transmis à la postérité, non pas peut-être en couplets80 héroïques (rhythme qui bien balancé pourrait soutenir le sujet), mais dans la stance de Spenser ou du Tasse, ou dans le tercet de Dante, formes que les talens de Milton auraient pu facilement greffer sur notre langue. Les Saisons de Thomson auraient été meilleures en rimes, quoique toujours inférieures à son Château de l'Indolence; et M. Southey n'eût pas fait une plus mauvaise Jeanne d'Arc, quoiqu'il eût pu employer six mois au lieu de six semaines pour la composer. Je recommande aussi aux amateurs des vers lyriques la lecture des odes du lauréat en regard de celle de Dryden sur sainte Cécile.