Note (retour) — DE LORD BYRON. (continued 2)
Paulin Paris translation
«Ici je désire dire quelques mots sur l'état actuel de la poésie anglaise. Peu de personnes douteront que ce ne soit l'âge de déclin de la poésie anglaise, quand elles auront envisagé le sujet avec calme. La présence d'hommes de génie parmi les poètes actuels ne contredit que peu le fait, parce qu'on a très-bien dit que, «après celui qui forme le goût de sa nation, le plus grand génie est celui qui le corrompt.» Personne n'a contesté le génie à Marino, qui corrompit, non-seulement le goût de l'Italie, mais celui de toute l'Europe pour près d'un siècle. La grande cause de l'état déplorable de la poésie anglaise doit être attribuée à cette absurde et systématique dépréciation de Pope, pour laquelle il y a eu, pendant ces dernières années, une sorte de concurrence épidémique. Les hommes des opinions les plus opposées se sont unis sur ce point. Warton et Churchill ont commencé, ayant probablement tiré cette idée des héros de la Dunciade, et de l'intime conviction que leur propre réputation ne serait rien tant que le plus parfait et le plus harmonieux des poètes ne serait pas rabaissé à ce qu'ils regardaient comme son juste niveau; mais même ils n'osèrent pas le descendre au-dessous de Dryden. Goldsmith, Rogers et Campbell, ses plus heureux disciples, et Hayley qui, tout faible qu'il est, a laissé un poème77 qu'on ne laissera pas volontiers périr, ont conservé la réputation de ce style pur et parfait; et Crabbe, le premier des poètes vivans, a presque égalé le maître...................... ....................................................................... ...........................