Note 140 — DE LORD BYRON. (continued 6)
Paulin Paris translation
Note 140:
(retour)
En supposant que l'austérité du caractère et des habitudes du Dante et de Milton leur ait attiré ces infortunes domestiques, on a lieu de s'étonner néanmoins que
le bon Shakspeare
n'en ait pas été préservé. Cependant, parmi le petit nombre de faits qui le concernent, et qui sont parvenus jusqu'à nous, il n'en est pas de plus clairement prouvé que le malheur de son mariage. Les dates de la naissance de ses enfans comparées avec celle de son départ de Stratford, l'omission totale du nom de sa femme dans le corps de son testament, le sarcasme amer du legs qu'il lui fait ensuite par codicile, tout prouve jusqu'à l'évidence qu'il vécut de bonne heure séparé de sa femme, et qu'il mourut avec des sentimens peu favorables à son égard.
Boswell, essayant de combattre la conclusion qu'on ne peut s'empêcher de tirer de ce testament, fait une observation qui prouve en lui une étrange ignorance du cœur humain. «Si Shakspeare, dit-il, eût été offensé de quelque partie de la conduite de sa femme, je ne saurais croire qu'il eût pris un si misérable moyen pour s'en venger.»(Note de Moore.)