Note (retour) — DE LORD BYRON. (continued 5)
Paulin Paris translation
Il prit à cette époque, et tout-à-coup, une résolution dont nous ne pouvons trouver la raison que dans l'état où se trouvait alors son esprit. Depuis deux mois il fournissait au public de nouveaux sujets d'admiration avec une rapidité et un bonheur qui semblaient inépuisables: en effet, dans ce court espace de tems il avait accumulé des matériaux de gloire pour une longue existence. Mais l'admiration est une sorte d'impôt dont la plupart des hommes ne demandent pas mieux que de se décharger. L'œil se fatigue de contempler toujours le même objet, et commence à échanger le plaisir d'admirer son élévation, pour le désir moins généreux d'attendre et de prédire sa chute. La réputation de Lord Byron éprouvait déjà les mauvais effets de sa propre splendeur prolongée et constamment renouvelée. Plusieurs de ses plus grands admirateurs, de ceux même qui étaient le moins disposés à lui trouver des fautes, n'étaient pas fâchés de se reposer des éloges qu'ils lui avaient donnés sans interruption; tandis que ceux qui ne lui en avaient accordé qu'à regret prenaient avantage de ces symptômes apparens de satiété pour hasarder des expressions de blâme 113.